Grandiose Mahler
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Spectacle très impressionnant aussi que celui des huit solistes :
cinq femmes aux robes très colorées et trois hommes, tous de différentes
nationalités. |
Dieu merci, ils ne sont pas 1000! Le bruit... pardon, le volume sonore assourdissant projeté par les quelque 400 exécutants vers les 3000 auditeurs remplit tout l'espace: on ne pourrait en prendre davantage, la scène non plus, qui offre un spectacle absolument nouveau avec ces rangs de choristes, enfants devant, adultes derrière, s'étendant de chaque côté au-delà du cadre, vers les coulisses.
Le président du Conseil d'administration de l'OSM, Me Lucien Bouchard, vient d'abord souhaiter «la plus cordiale des bienvenues» au maire et à l'auditoire. Ce qui retarde un peu le début: le Mahler commencera à 20 h 10 pour se terminer à 21 h 37.
On ne va pas se pencher encore une fois sur la signification de cette oeuvre
proprement délirante qui débute en latin et se termine en allemand, cette
oeuvre où Mahler a voulu donner l'impression d'«un univers en train de vibrer
et de résonner». Cette impression, Nagano l'a obtenue de son orchestre très
augmenté et de ses excellents choeurs, d'abord en première partie puis à la
toute fin, comme il se doit. En total contraste, il a créé le plus bel effet de
mystère dans ce début de deuxième partie où le choeur murmure et où l'orchestre
est réduit à quelques pizzicati.
Spectacle très impressionnant aussi que celui des huit solistes: cinq femmes
aux robes très colorées et trois hommes, tous de différentes nationalités. La
petite Aline Kutan reste assise et muette jusqu'à la toute fin, où elle devient
Mater Gloriosa. Mais les sept autres sont très sollicités et rivalisent de
puissance avec le choeur. On peut faire abstraction des paroles. Ce qui compte,
c'est la ferveur qui anime tout ce monde et qui gagne l'auditoire, malgré
longueurs et naïvetés.
De ces huit voix, deux à retenir: l'Américaine Janice Chandler-Eteme en
Pécheresse et le Néo-Zélandais Simon O'Neill à l'exact timbre heldentenor
de Doctor Marianus. Mme Chandler (sans le «Eteme») chantait dans la
présentation de 1999, même salle.
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ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL et CHOEUR DE L’OSM (dir. Michael Zaugg).
Solistes: Jennifer Wilson, Janice Chandler-Eteme et Aline Kutan, sopranos,
Mihoko Fujimara et Susan Platts, mezzo-sopranos, Simon O’Neill, ténor, Sergueï
Leiferkus, baryton, et Reinhard Hagen, basse. Chef d’orchestre: Kent Nagano.
Hier soir, salle Wilfrid-Pelletier de
Programme: Symphonie no 8, en mi bémol majeur, pour grand
orchestre, deux chœurs mixtes, chœur d’enfants et huit voix solistes (Symphonie
des Mille) (1906) – Gustav Mahler
10 Sep 2008 The Gazette ARTHUR KAPTAINIS GAZETTE MUSIC CRITIC

Grand in scale and lofty in
spirit, Mahler's Eighth Symphony is a score that makes a statement simply by
being performed. It is my pleasure to report that last night it seemed like
more than a ceremonial device for opening the 75th season of the Montreal
Symphony Orchestra.
Rest assured that the 135
instrumentalists, 240 choristers and eight soloists -
There were other pleasures in the
second part, a setting of the conclusion of Goethe's Faust that lasts almost an
hour on its own.
The women, all individual voice
types, were nicely cast. Jennifer Wilson was a fierce dramatic soprano. Janice
Chandler-Eteme, as the transformed Gretchen, was poised and radiant.
The choir, prepared by Michael
Zaugg in his official debut as chorus master, stretched the span of the stage
of Salle Wilfrid Pelletier, its side walls having been removed to accommodate
the numbers. Adults were good, especially through the aforementioned
conclusion. It was clever to render the hermits' chorus in harsh sibilants - a
touch of verismo.
But
the best impression was made by the sweet, velvety boys of Les Petits Chanteurs
du Mont-Royal. Note that Bruno Walter likewise found the
children most inspired at the first performance, under Mahler, in 1910.
Is there room for improvement in
the repeat tonight? The first movement, a setting of Veni, Creator Spiritus,
came across as an exuberant exercise in counterpoint, but not much more. Adding
five minutes to this, with more aspirated phrases, and taking five from the
second movement would create a more balanced 87 minutes. Some high woodwind
passages lacked optimum focus.
With so many diverse components,
the Eighth is hard to unify. Why does the Latin first movement, stalwart and
contrapuntal, have to do with the German, arch-romantic second? Only the
greatest performances answer the question, or make the question seem
impertinent.
But this was a good Mahler Eighth. And good is good enough.
akaptainis@sympatico.ca
La
dénomination «Symphonie des Mille» vaut à
La
salle de concert est donc à la musique de Mahler ce que la fourmilière est à la
fourmi: son habitat naturel. Et dans ce cadre, on se moque bien qu'il y ait
296, 425, 512 ou 747 exécutants. L'important est le rapport de volume et
l'impression d'une massivité hors normes.
La
symbolique des couleurs sonores retient particulièrement l'attention de Kent
Nagano. Dans la première partie, dès la
préparation de «accende lumen sensibus» (accorde la lumière à nos sens),
le chef fait saillir l'éclat du pupitre de trompettes. L'autre élément qui
semble fasciner le chef est le mystère. On a ainsi retrouvé les mêmes moments
forts que dans son enregistrement réalisé à Berlin: le premier quart d'heure de
la 2e partie, très lent, comme émergeant des limbes, et la patiente gradation
du Chorus mysticus final.
Au
niveau de l'assurance des exécutants, de la marge de manœuvre du chef, j'ai eu
- comme jadis dans les Gurrelieder de Schoenberg - l'impression d'assister à
une générale prometteuse plutôt qu'à un grand soir de première. Ceci ne
concerne pas les solistes, globalement excellents et au gabarit adéquat.
Quant
à la comparaison, inévitable, avec
***
LES GRANDS CONCERTS
Mahler:
Symphonie n° 8 «Des Mille». Jennifer Wilson (Magna Peccatrix), Janice
Chandler-Eteme (Una Poenitentium), Aline Kutan (Mater Gloriosa), Mihoko
Fujimura (Mulier Samaritana), Susan Platts (Maria Aegyptica), Simon O'Neill
(Doctor Marianus), Sergei Leiferkus
(Pater Ecstaticus), Reinhard Hagen (Pater Profundus), Choeur et Orchestre symphonique
de Montréal, dir. Kent Nagano. Salle Wilfrid-Pelletier, mardi 9 septembre.
Reprise ce soir.
© 2008 Le Devoir
THE PROVIDENCE JOURNAL
SERVING THE BLACKSTONE VALLEY, NORTHWEST RHODE ISLAND AND THE ATTLEBORO
Thursday, June 26, 2008 - Section C - THE PROVIDENCE JOURNAL - projo.com -

In French, love songs
Les
Petits Chanteurs du Mont-Royal, the official choir of the Oratory
Saint-Joseph in Montreal, presented a concert of French Canadian
religious and secular music at St. Ann's Art & Cultural Center in
Woonsocket yesterday. Above, musical director and choirmaster Gilbert
Patenaude conducts one of his original pieces " Trois chants de
Lumière. "
At right, Zacharie LeGault sings out the " Hymn to Freedom, " by Oscar Peterson. The choir, consisting of 180 boys age 9 through 17, will be at SS. Peter and Paul Cathedral in Providence on Sunday.
Photos / Bob Thayer