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Tirage

Le recrutement
pour la
prochaine année scolaire se déroule actuellement et
jusqu’au 30 janvier 2011 dans le but de combler la classe de 3e
année du primaire pour l’année scolaire 2011-2012.


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Tournée 2003 - France Allemagne
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Concert-bénéfice - Mai 2003
Oeuvres de Palestrina et Janequin
Le mercredi 14 mai à 20h00
Église Saint-Marc, 2604, rue Beaubien
Est, Montréal.
Programme de concert
Première
partie
Giovanni Pierluigi da Palestrina ( 1525 env. -1594 )
- Missa
Papae Marcelli messe
à six voix
- Kyrie
- Gloria
- Credo
- Sanctus
- Benedictus
- Agnus dei
-
Stabat Mater dolorosa motet
à huit voix
Deuxième
partie
Clément
Janequin ( 1485 env. -1558 )
- Le
chant des oyseaux
- Il s'en va tard
- Puisque mon cueur
- Bel aubépin verdissant
- Doulens regretz, ennuys, souspirs
- La guerre
- Rions, chantons, passons temps
- Les cris de Paris
NOTES
DE PROGRAMME
PALESTRINA – JANEQUIN : Le contraste entre la sobriété
sereine du sacré et le pittoresque coloré de la culture
populaire
La musique de la Renaissance (1450-1600) présente un riche
panorama de création, dans une grande variété de
genres, partagé entre synthèse et
expérimentations. Les deux compositeurs en vedette aujourd'hui
représentent bien, à leur manière, cette
situation. D'une part, Palestrina qui, par l'épuration des
techniques d'écriture, réussissait à donner aux
textes liturgiques leur force d'inspiration. D'autre part, Janequin qui
conjuguait l'originalité des effets recherchés à
un attachement profond à la culture populaire.
L'oeuvre
de Giovanni
Pierluigi (v. 1525-1594), appelé
Palestrina d'après le nom de sa ville natale, est presque
exclusivement religieuse et pourtant si abondante. On y trouve plus
d'une centaine de messes, plus de 300 motets, 70 pièces
polychorales, 66 offertoires, 52 hymnes, 35 magnificat sans compter
madrigaux, psaumes, cantiques et lamentations. Peu d'experts peuvent
prétendre bien connaître l'oeuvre d'un des compositeurs
les
plus prolifiques de tous les temps; une mince partie de sa production a
été endisquée et il reste aux musicologues
beaucoup de travail pour corriger certaines distorsions encore tenaces
qui nuisent à sa juste valeur.
Bien qu'il occupa divers postes dans quelques églises de la
Ville éternelle, c'est à Saint-Pierre de Rome qu'il
composa l'essentiel de son oeuvre. Il fit la synthèse de toute
la
science du contrepoint héritée de ses
prédécesseurs (notamment Josquin Des Prez), «
englobant la totalité des techniques de l'écriture
polyphone (et constituant ainsi) le somptueux aboutissement d'une riche
tradition polyphonique vocale » (M-C Beltrando-Patier).
Comme la plupart des compositeurs du 16e siècle, Palestrina
respectait scrupuleusement la prosodie appropriée aux textes
qu'il mettait en musique. Il planifiait avec une égale
importance chaque voix à l'intérieur de ses textures
polyphoniques dans des registres confortables, afin que les accents de
la langue et du discours musical coïncident avec aisance, chaleur
et naturel. Qualités qu'admiraient Bach aussi bien que Debussy.
Ses messes recouvrent tous les styles de composition. Cependant la
Missa Papae Marcelli, publiée en 1567, se distingue des autres
oeuvres de la même période par sa remarquable
dignité, la nature modale de l'harmonie et son style
austère. Elle adhère tout à fait aux
réformes voulues par le Pape Marcel II : simplicité,
clarté et intelligibilité des mots, d'où un usage
inhabituel du nombre de déclamations homophoniques, en
particulier dans les mouvements les plus longs soit le Gloria et le
Credo.
Pendant que les débats avaient lieu lors du Concile de Trente
(1545-1563), le pape Marcel II, dont le pontificat n'aura duré
que trois semaines, convoqua les chantres de la Chapelle Sixtine – dont
Palestrina - pour leur faire part d'une exigence lors des
célébrations de la Semaine Sainte. Cette exigence allait
être officiellement formulée par le huitième canon
de la 22e session du Concile le 10 septembre 1562, à savoir : la
suppression d'éléments profanes dans la musique
religieuse et l'intelligibilité des textes liturgiques devant
être chantés par les congrégations. C'est donc en
souvenir de cet homme que Palestrina composa cette messe à 6
voix qui comprend deux pupitres de tenors et deux de basses. Compte
tenu de ce décret, cette messe appartient à la
catégorie dite « libre » (entendre par là,
une oeuvre tout à fait nouvelle, libre de tout emprunt de
thèmes ou références précédents).
Le Kyrie est en trois segments dont le premier et troisième
procèdent par entrées en imitation. Celui-ci, d'une
allure plus exubérante, nous prépare au climat du Gloria,
très allant et extraverti, qui comporte deux sections
homophoniques assurant une clarté à la diction. Le Credo,
plus calme, est en quatre sections homophoniques tout aussi limpides.
La troisième partie « Crucifixus », avec son tempo
plus lourd, contraste par ses harmonies à 4 voix. Le Amen final
est une véritable apothéose qui rompt
singulièrement avec le climat jusqu'alors d'une allure plus
retenue.
Le Sanctus, un peu plus aéré rythmiquement, est suivi
d'un Hosanna - mouvement très court de 21 mesures - empreint
d'une noble simplicité. Vient ensuite le Benedictus, à
nouveau à 4 voix (soprano, alto et deux tenors). Il est
intéressant de suivre les jeux d'imitation qui jalonnent toute
cette section. Après une reprise identique du Hosanna,
l'oeuvre se termine par deux Agnus Dei. Le dernier, cette fois-ci
à 7 voix (2 sopranos, 2 altos, 1 tenor et 2 basses), apporte une
conclusion d'une plénitude sonore exemplaire.
Composé vers 1590 pour deux choeurs à 4 voix (soprano,
alto, ténor et basse), le Stabat Mater dolorosa appartient
à la dernière période où l'apparente
simplicité, amplifiée par les avatars des éditions
modernes qui masquent la délicatesse des subtilités
rythmiques, crée une atmosphère de dévotion
mystique, plus grave mais pourtant frappante par sa
sérénité. Elle est devenue l'une des oeuvres
favorites du répertoire de la chapelle privée des papes.
Même le célèbre compositeur Richard Wagner l'adapta
en 1848 pour grand choeur.
Cette oeuvre polychorale, essentiellement homophone et encore plus
attachée à la clarté du texte que la messe que
l'on vient d'entendre, se divise en deux parties. Rares sont les
sections où toutes les voix chantent en même temps. Dans
la première partie, un choeur entier répond
à
l'autre tandis qu'à mi-chemin de la deuxième partie,
Palestrina diversifie la texture sonore en employant seulement deux
pupitres d'un choeur avec deux de l'autre.
Malgré l'impression de dureté produite par l'absence
d'effusion dans la musique, toute l'attention doit être
portée sur l'émotion contenue dans le texte. C'est donc
la survivance de l'état d'esprit du grégorien qui
prédomine, enveloppée cependant de l'esthétique la
plus épurée de la polyphonie de la Renaissance.
Clément
Janequin
(v.1485-1558), est d'environ 30 ans
l'aîné de Palestrina. Il composa plus de 250 chansons de 3
à 5 voix pourvues tantôt d'une fraîcheur
remarquable, tantôt d'un caractère descriptif saisissant,
souvent d'une poésie raffinée. On associe
immédiatement Janequin à son compatriote Claudin de
Sermisy, tous deux reconnus pour le développement d'un nouveau
genre musical, caractérisé par une élégante
simplicité et un esprit rationnel, appelé « chanson
parisienne » qui prévalut entre 1530 et 1540. Mais chez
Janequin toutefois, c'est surtout sa période dans la
région de la Loire (Angers plus précisément) qui
aurait été la plus féconde.
L'originalité des pièces qui l'ont rendu si
célèbre hors des frontières de France tient
à une imagination fertile, une acuité d'observation, et
parfois de longs développements, caractéristiques qui lui
confèrent une place particulière parmi les compositeurs
de son époque. Autant l'écriture musicale est savante,
autant le résultat transgresse les classes sociales pour devenir
un constituant de la culture populaire.
Les chansons descriptives ou imitatives(le Chant des oyseaux, la
Guerre, les Cris de Paris) font étalage d'une
virtuosité dans l'emploi d'onomatopées et de jeux verbaux
très variés où les syllabes se doivent de
créer de véritables effets sonores et cela à un
rythme enlevant et soutenu. Ce sont les pièces qui ont le plus
contribué à la célébrité du
compositeur.
Le Chant des oyseaux est un véritable catalogue de vocables
ornithologiques. Aux endroits où les chants d'oiseaux
apparaissent, le déroulement harmonique ralentit et le
contrepoint se simplifie. La suite d'accords progresse lentement et
fournit alors un cadre souple à une riche cacophonie de cris
animaliers brillamment élaborée qui constitue le point
fort de cette pièce fort divertissante.
La Guerre, harmoniquement statique, imite les effets de fanfares de
trompettes, d'appels aux armes, des cris de bataille, des feux de
canons, et autres bruits de combat. On croit qu'elle fut écrite
pour commémorer la victoire de François 1er à la
bataille de Marignan (1515). Elle est devenue l'une des pièces
les plus connues de son siècle au point d'être
copiée par plusieurs compositeurs et arrangée pour
clavier, luth et diverses combinaisons instrumentales.
Les Cris de Paris nous plongent de plein fouet dans l'ambiance des
marchés publics avec une « exactitude documentaire digne
d'un magnétophone » (J-C Margolin). Il s'agit d'une
fresque pittoresque aussi bariolée que les étalages,
fruits, légumes et personnages évoqués puisque les
quatre voix chantent parfois des textes tous différents les uns
des autres simultanément.
Quant aux cinq autres chansons au programme, nous avons voulu offrir un
contraste stylistique par rapport aux précédentes et
présenter l'aspect plus poétique, parfois méconnu
de l'oeuvre de Janequin, production trop souvent négligée
au profit des chansons à connotations érotiques.
Quelques-unes d'entre elles ne figurent pas encore sur disque.
Il s'en va tard, entièrement homophonique, raconte le tourment
de l'amoureux prêt à braver foudre et tempête pour
revoir sa dame sans délai. Cette pièce nous rappelle
l'amour chevaleresque surtout quand « ny pluye ny vent ne
m'arreste, trop plus violente est ma flamme ».
Puisque mon cueur révèle le caractère amoureux
dans toute la légèreté que procure la confiance et
l'optimisme d'être l'élu à qui l'on promet
«de le tres bien traicter».
Bel aubépin verdissant, sur un texte du célèbre
poète Ronsard, est de facture très classique. A travers
cette gracieuse chanson, on sent la vivacité de la nature, toute
la vie qui grouille autour d'un arbre où vient loger « le
gentil rossignolet nouvelet avecque sa bien aimée ».
Doulens, regretz, ennuys, souspirs fut sans doute écrit comme
exutoire aux nombreux soucis pécuniaires et déceptions
que le compositeur a connus tout au long de sa vie. Bien que
chanté calmement, on ressent la supplication afin d'être
délivré « de l'oppression un peu avant qu'en
approche la mort ».
Rions, chantons, passons temps est très allant, enthousiaste.
Malgré sa brièveté, on célèbre
gaiement la joie de vivre en bonne compagnie, le tout accompagné
« d'excellent vin rouge, blanc et clairet ».
Guy Sauvé
Mars 2003
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© 2002-2012 Les Petits Chanteurs du Mont-Royal (Les PCMR).
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