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Tirage 2009-2010

Le recrutement pour la
prochaine année scolaire se déroule actuellement et
jusqu’au 30 janvier 2010 dans le but de combler la classe de 3e
année du primaire pour l’année scolaire 2010-2011.


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Tournée 2003 - France Allemagne
- Itinéraire
- Programme de concert
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- Für unsere deutschen Gastgeber
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| Tournée 2003 - Journal |
Mercredi le 10 mars 2010, 16H32 France/Allemagne 22H32 |
Du 24 juin au 7
juillet 2003 - France - Allemagne
Mardi 24 juin 2003
Trente-deux degrés sous un soleil de
plomb. Il est dix-sept heures et je fais déjà la queue au
comptoir de bagages d’Air Transat à Mirabel pour obtenir un
siège pour notre vol de 20h20 en direction de Bruxelles. Le temps
file étonnamment vite jusqu’au moment de notre embarquement. On
nous informe que notre appareil est un Airbus A-310. Le temps est venu
des adieux, adieux qui se révèlent quelque peu langoureux
pour certains … Les lendemains de veille s’avèrent parfois
brusques lorsqu’ils font suite à plusieurs journées
particulièrement festives.
Mercredi 25 juin
Le vol se fait sans heurt,
départ et arrivée à l’heure, service attentif. Le
soleil et Thierry Le Parc nous accueillent en Belgique. À notre
grande surprise, la température à notre arrivée
frôle les 15 ºC. Merci à Dame Nature qui nous offre
déjà des vacances hautes en couleurs et surtout, des
températures des plus clémentes. Puis, les
procédures habituelles - douanes, bagages et rassemblement
rapide, nous montons à bord de notre autocar en route pour
Luxembourg. Que de magnifiques paysages! Arrêt, lunch et
promenade, pour les plus grands, dans les jardins du palais ducal, et
pour les plus jeunes dans les jardins au bas des murs. On y
découvre des falaises en forme de pots à fleurs comme au
bord de la mer en Gaspésie, remarque Johanne Chantal!
Étonnantes formations: un panneau explique que les rayures
entre-croisées visibles sur les rochers sont dues aux
marées montantes et descendantes. Aujourd’hui on ne voit qu’un
mince filet d’eau. Nous sommes dans l’un des plus petits pays du monde
et dès 15h nous quittons pour Metz.
Le directeur de la chorale de Saint-Joseph de Montigny-les-Metz et le
directeur de la Maîtrise de la cathédrale de Metz nous
accueillent. En deux temps, trois mouvements, les bagages sont sortis de
l’autocar et rangés dans une salle et nos Petits Chanteurs
traversent à la cathédrale de Metz pour une
première répétition en vue du concert de ce soir.
Les
PCMR ont donné leur premier, et long, concert à
l’église Saint-Joseph de Montigny-les-Metz , quelques heures
seulement après leur arrivée. Le programme devait
être raccourci mais on en redemandait et selon différents
commentaires, le concert fut une réussite totale et un
étonnement complet pour nos hôtes. La directrice d’une
chorale d’une paroisse voisine nous dit avoir beaucoup appris de notre
façon de chanter et que cela lui sera utile avec les tout jeunes
qu’elle dirige.
Décalage horaire oblige, après le concert, les petits
chanteurs ont rapidement sombré dans les bras de Morphée.
Mais les accompagnateurs furent emmenés par leurs
différentes familles-hôtes à Metz pour visiter la
ville illuminée la nuit. Quel spectacle impressionnant et le tout
commenté par des gens qui aiment passionnément leur ville
et nous en racontent son histoire avec un plaisir évident.
Jeudi 26 juin
Au matin, rendez-vous près de
l’église où nous avons chanté la veille. À
8h le matin, heure locale, c’est tôt car nos horloges biologiques
tournent encore à l’heure d’outre-Atlantique et nous disent 2h du
matin. En matinée, visite de Metz (prononcé Mess’) en bus;
M. Zimmer, directeur de la maîtrise de la Cathédrale de
Metz est notre guide. Il nous présente Metz au fil de ses
magnifiques édifices tous plus anciens les uns que les autres.
Metz se raconte par ses façades, ses couleurs et la forme de ses
tourelles, une longue épopée qui s’étend de la
période romaine à nos jours.
Vers midi, sous un soleil éclantant, nous pique-niquons à
l’ombre des platanes d’un grand parc le long du Plan d’eau, un bras mort
de la Moselle comme disent les gens d’ici, un canal pour
l’écoulement des eaux et la Moselle coule un peu plus loin.
Après le lunch, afin de bien digérer les copieux repas que
nos familles-hôtes nous préparent, les grands poursuivent
l’exploration de cette magnifique ville historique et les plus jeunes
prennent plaisir à nourrir les canards, la canne et ses douze
cannetons.
En début d’après-midi, nous prenons la direction de
Nancy. Un ciel nuageux nous attend à notre arrivée.
Qu’importe quelques nuages et une courte averse rafraîchisssante,
le soleil se pointe au rendez-vous avec nos nouvelles
familes-hôtes. Comme elle est belle cette Nancy avec sa place
Stanislas, ses palais et sa cathédrale. Puis-je vous inviter
à naviguer sur l’Internet en attendant les descriptions de vos
garçons …
Nancy, ville arborant un aspect plus technologique, dotée d’un
tramway électrique à la fine pointe de la technologie, des
rues invitantes et chaleureuses, recèle aussi une histoire riche
que nos hôtes partagent avec nous avec passion. Premiers achats de
cartes-postales et souvenirs. Puis répartition dans les familles
d’accueil, les jeunes à Nancy tandis que les grands sont
accueillis à bras ouverts par les Toulois.
Vendredi 27 juin
Départ de Nancy vers 10h pour
visiter Espace Verre à Vannes le Chatel. Malgré la
très grande chaleur inhabituelle et la sécheresse, la
campagne lorraine est très verte. Nous traversons plusieurs tout
petits villages, heureusement que Thierry Le Parc est habitué de
‘naviguer’ les rues très étroites. Le directeur nous
accueille et nous fait visiter l’école du verre, un centre de
formation européen créé en 1991. Le village est
déjà renommé depuis deux siècles pour la
fabrication du verre, Daum y est aussi installé.
Un artiste-artisan fabrique devant nous une pièce en verre
soufflé. Pendant qu’il travaille Nellie explique chaque
opération et répond à nos très nombreuses
questions puis nous invite à visiter la partie musée qui
mène directement à la boutique souvenir. Vous devinez la
suite … comment résister à la tentation d’acheter un petit
quelque chose ou un gros cadeau.
Après un mini-concert pour les élèves-artisans de
l’école du verre et pour les enfants de l’école primaire
locale qui terminent leur année scolaire aujourd’hui, on nous
sert le verre de l’amitié et des grignotines puis nous mangeons
notre lunch dehors, car il fait toujours aussi beau et chaud.
De retour à Nancy nous visitons le Musée Lorrain;
l’histoire locale y est répartie sur trois étages en
commençant par les antiquités romaines au
rez-de-chaussée. Il n’y a pas foule pour le mini-concert dans les
jardins intérieurs du Musée mais, qu’importe, ceux qui
sont là apprécient pleinement. Quel plaisir d’y
découvrir des chefs-d’oeuvre de Georges de La Tour, ce
maître du clair-obscur. Ses tableaux à sujets religieux
sont célèbres. Ceux de la Sainte Famille et de Saint
Joseph sont souvent reproduits sur les timbres de Noël émis
par plusieurs pays. (Voir le calendrier 2003 de l’Oratoire). L’Oratoire
Saint-Joseph-du-Mont-Royal en possède d’ailleurs plusieurs dans
sa collection de plus de 3000 timbres religieux.
Rendez-vous à 18h pour la répétition dans une
salle attenante à l’église Saint-Joseph puis souper dans
les jardins de la collégiale et concert à 20h30. Bien des
gens qui viennent écouter les PCMR sont attirés par la
publicité car ils ont déjà passé des
vacances au Canada, surtout au Québec, ou bien c’est un projet de
vacances qu’ils caressent depuis longtemps, même un voyage qu’ils
planifient dans un avenir rapproché et plusieurs aussi ont de la
parenté chez nous.
Le souper dans les jardins est copieux et délicieux et le
concert fort applaudi. Le directeur de la chorale de Nancy et son
épouse reçoivent quelques personnes pour le verre de
l’amitié après le concert. Ils sont les hôtes de M.
et Mme Patenaude. À l’occasion du 50e anniversaire de fondation
de leur chorale en 2004, il est fort possible qu’ils viennent en
tournée chez nous l’an prochain. Ce sera leur troisième
visite outre-Atlantique.
Samedi 28 juin
Samedi matin, nous prenons la route
des vins d’Alsace par la route des crêtes qui traverse le Grand
Ballon, un parc naturel régional. La route accrochée
à flanc de montagne, la vue des forêts de sapinage en
pentes raides tirent des HO et des HA des petits et des grands dans
l’autocar. La vallée est si profonde qu’on n’en voit pas le fond.
Encore une fois nous sommes bien reconnaissants d’être entre le
mains d’un chauffeur expérimenté et prudent. Merci
beaucoup Thierry.
Nous arrivons à Eguisheim, ‘le berceau’ des vins d’Alsace, et
visitons, par petits groupes, cette minuscule cité
médiévale concentrique. Impossible de s’y perdre! Les rues
tournent en rond autour du château reconstruit tout au centre. Les
touristes ne sont pas admis au château mais comme nous sommes
reçus par la municipalité nous avons droit à une
visite guidée du château et de la ville. Pendant que nous
circulons dans Eguisheim, nous remarquons des jeunes hommes qui prennent
un malin plaisir à jeter l’un des leurs dans les fontaines de la
villes… plus loin nous rencontrons un groupe de jeunes filles dont l’une
porte un immense sombrero. Tout le monde s’amuse beaucoup,
éventuellement cette fête continue dans la cour
intérieure d’une auberge, quand les Petits Chanteurs passent
devant la porte on leur demande une chanson. M. Patenaude étant
avec eux, il y a mini-concert imprévu à l’occasion de cet
‘enterrement de vie de garçon’. Le père du ‘futur’ est
conseiller municipal d’Eguisheim, responsable du fleurissement de la
ville qui d’ailleurs gagne le prix annuel pour ‘la ville fleurie’ par
excellence de la région depuis plusieurs années.
Pour notre souper, la table est dressée dans la cour d’un
marchand de vin. On nous sert un délicieux poulet au Riesling,
spécialité régionale, accompagné de
‘spetzle’, des pâtes préparées à la mode
alsacienne, nappé d’une sauce aux champignons; comme dessert, une
glace, qu’on appelerait un ‘Sunday’ chez nous.
Pour le digestif, les PCMR offrent un concert à l’église
Saint-Pierre-et-Paul, située tout à côté du
château. Malgré beaucoup de publicité, il y a peu de
monde mais les journalistes sont présents comme à chaque
concert. Nous aurons donc plusieurs articles de journaux à
récupérer pour les archives de la Tournée. C’est
la fin d’une autre journée très chaude. Nous filons vers
Thann avec une heure de retard.
Nos hôtes nous attendent avec impatience devant la Mairie. Nous
sommes tous heureux de pouvoir nous mettre au lit surtout sachant que
nous pourrons faire la grasse matinée demain…
Dimanche 29 juin
Après un bon repos et le
lunch pris avec nos familles hôtes nous partons pour Strasbourg.
Nous marchons dans la ‘capitale de l’Europe’ jusqu’à la ‘Petite
France’, un quartier très ancien à l’histoire très
colorée.
Depuis notre arrivée en France, nous admirons l’architecture
bien particulière des maisons à colombage toutes
décorées à profusion de géraniums rouges. Il
y a des fleurs partout, dans les parterres, les parcs, et
accrochées à tous les balcons et tous les rebords de
fenêtres.
Comme nous marchons vers la cathédrale, nous avons droit
à une volée de cloches incroyable qui marque la fin d’une
cérémonie d’ordination de trois prêtres. On nous
installe dans une salle attenante pour une répétition
avant la grand-messe célébrée dans un cadre qui
défit toute description. J’oserais même dire que c’est une
expérience à vivre que de visiter ces immenses
cathédrales qui remontent au Moyen-Âge. Leur entretien et
leur réfection coûtent des fortunes et durent au moins le
temps d’une génération, parfois plus. On nous dit que la
pollution des quarante dernières années a causé
plus de dommages que durant les deux siècles
précédents.
Il y a foule dans la Cathédrale. Les gens circulent et admirent
mais pour en apprécier toute la richesse et l’histoire, souvent
fort humoristique et pas seulement religieuse, il faudrait lire
plusieurs volumes … c’est une suggestion à ceux qui projetent un
voyage comme à ceux qui en reviennent. Après la messe,
nous pique-niquons sur le perron de la cathédrale avant de
rentrer à Thann.
À Thann, nos
hôtes nous attendent et lundi matin nous ramènent au point
de rendez-vous avec des sacs à picnic! Il faut en parler de ces
sacs qui contiennent souvent trois sandwichs plutôt qu’un; des
bouteilles d’eau et de jus d’un litre, non pas quelques biscuits ou
petits gâteaux, mais des paquets complets, sacs de bonbons,
grignottines ou chips; tomates, concombres, pommes, bananes,
pêches, prunes, habituellement assez pour l’invité et ses
amis. Nos hôtesses s’assurent que personne ne manque de rien. Si
quelqu’un n’a pas un picnic, on partage et, comme pour la multiplication
des pains, il en reste toujours pour le lendemain.
Lundi 30 juin
Aujourd’hui, beau et chaud, nous
allons visiter le château médiéval du
Haut-Koenigsburg. En route, nous remarquons de nombreuses ruines de
châteaux et de forteresses, on nous raconte qu’il y en a plus de
trois cents dans cette région frontalière entre l’Alsace
et l’Allemagne. Si nous pouvons visiter celui du Haut-Koenigsbourg c’est
parce qu’il fut entièrement reconstruit il y a une centaine
d’années par l’empereur Guillaume II d’Allemagne, un petit-fils
de la Reine Victoria d’Angleterre par sa mère, pour en faire un
musée médiéval.
Nous mangeons d’abord notre lunch dehors dans une cour
intérieure du château puis traversons la moitié de
la forteresse pour nous rendre au jardin au sommet. De grands arbres
plus que centenaires nous gardent au frais pendant le mini-concert …
quelques journalistes sont au rendez-vous en plus des visiteurs. C’est
la première fois qu’un concert a lieu dans ces jardins,
l’acoustique est très bonne et le directeur général
du château-musée, ancien diplomate à Ottawa pendant
plusieurs années, ravi de la présentation trouve que ce
serait à refaire. La visite guidée qui suit est
très intéressante mais il ne nous reste plus de temps pour
le magasinage. Beaucoup sont déçus mais il y aura encore
bien d’autres occasions de dépenser.
Retour à Thann pour la répétition
générale des Vêpres à 17h30. En lisant ce
titre dans notre carnet de voyage, personne ne pouvait imaginer ce qui
nous attendait. L’église est décorée de lys en
notre honneur et un immense fleur de lysée est accroché au
jubé de l’orgue. En plus de nos 46 Petits Chanteurs, la chorale
d’adultes et la chorale d’enfants de Thann unissent leurs voix pour
cette cérémonie annuelle haute en couleur. Deux
organistes, l’un aux grandes orgues du jubé et l’autre à
l’orgue du choeur, accompagnent les chanteurs ainsi que quelques
trompettes et les timbales, sous la direction du chef de la chorale de
Thann. L’église est déjà pleine pour la
répétition à 17h30 et les gens qui veulent assister
aux Vêpres de 21h viennent prendre place dès 19h00 ! C’est
bien vrai et il y a autant de personnes debout en arrière et dans
les allées.
Dehors c’est la grande fête, philarmonie, notables en costume
d’époque et de nombreux acteurs car chaque année on joue
la légende de la fondation de la ville. Les gens viennent par
milliers de partout et tout le centre ville est fermé à la
circulation. Demandez à vos garçons de vous raconter la
crémation des trois sapins et les feux d’artifices!
Et la fête continue une bonne partie de la nuit, les plus jeunes
vont au lit vers minuit mais les grands fêtent jusqu’à … ne
vous inquiétez pas, ils sont tous là pour le départ
le lendemain matin comme chaque matin d’ailleurs, donc il faut croire
qu’ils sont ‘sages’. Le lendemain dans l’autocar ultra-confortable, ils
peuvent toujours reprendre le sommeil perdu.
Mardi 1er juillet 2003
Aujourd'hui, changement
d’itinéraire; il aurait fallu partir au lever du soleil pour
faire la route des alpes alors nous empruntons une route qui nous
mène à Gérardmer pour le lunch, arrêt au bord
d’un magnifique lac entouré de montagnes. Puis nous continuons
vers Neuschwanstein par des routes en lacets sous un ciel nuageux. La
pluie diluvienne est au rendez-vous pour la montée au
château du roi fou, quarante minutes à pied et nous y
arrivons trempés. Il faut en plus attendre que notre
numéro soit appelé pour procéder toujours sous une
douche de soleil liquide. Enfin à l’intérieur, la visite
dure 30 minutes. Le guide ne fait qu’indiquer le chemin à suivre
et les commentaires sortent d’un haut-parleur, heureusement en
français. Tout la décoration est très
impressionnante et les meubles aussi mais après tant d’efforts
pour y arriver, la déception est générale…. La
visite aurait pu être plus longue. Le plus impressionnant de tout
ce sont les vues extérieures du château mais, dans la
grisaille, ça manque un peu de charme.
Les familles attendent les jeunes à Augsburg et les adultes vont
habiter à la résidence Saint-Ulrich. L’accueil est
toujours aussi chaleureux malgré la barrière des langues.
C’est incroyable comme on apprend vite à se débrouiller et
à communiquer. Par contre il faut vous dire que les adultes sont
arrivés à leur résidence après un
arrêt imprévu à l’angle de deux rues en quelque part
‘en ville’ car l’autocar s’est arrêté pile … Thierry trouve
le problème et avec l’aide de Joseph, réussit une
réparation temporaire. Maintenant il faut considérer ce
que nous ferons demain mercredi.
Mercredi 2 juillet
Déjà le 2 juillet, le
ciel est couvert et le temps plus frais, ce dont nous ne nous plaindrons
pas. En matinée, pendant que Thierry voit à la
réparation de l’autocar qu’il fait lui même, nous visitons
Augsburg et tout le monde en profite pour magasiner. Nous mangeons nos
généreux lunch en ville et à 15h, le Directeur de
l’Académie musicale d’Augsburg nous fait visiter la
cathédrale et le Fuggerei, l’un des plus vieux quartiers de la
ville qui est aussi le premier HLM construit au début du 16e
siècle grâce à la fortune personnelle de la famille
Fugger qui, cinq siècles plus tard, administre toujours ce
complexe d’habitation tout à fait remarquable.
Tout près se trouve l’église Saint-Jakob;
répétition à 17h, souper délicieux à
la maison Saint-Ambrosius, (Académie de musique) et concert
à l’église Saint-Jakob à 20h. L’église est
remplie d’un public connaisseur qui apprécie beaucoup. M.
Patenaude félicite ses chanteurs, petits et grands, pour une
prestation exceptionnelle.
Jeudi 3 juillet
Jeudi matin à 8h30, sous un
ciel gris, nous partons pour Rothenburg. Cette fois nous sommes heureux
d’avoir fait trois heures de route car Rothenburg est vraiment à
la hauteur de sa réputation et nous aimerions bien y rester plus
longtemps. Nous visitons le musée de la torture
médiévale. Après un mini-concert, nous enfilons
notre picnic et reprenons la route pour Hadamar. Les familles nous
attendent près de la Maîtrise des Petits Chanteurs de
Limburg. La répartition dans les familles quand nous arrivons est
un exercice fort intéressant qui prend un certain temps. Les
jeunes partent souper dans les familles d’accueil et les adultes sont
logés à la Maîtrise, installée depuis 1967
dans un ancien séminaire construit il y a un siècle et
entièrement rénové il y a une dizaine
d’années. Nous sommes tous très impressionnés et
peut-être un peu envieux de leur remarquable installation moderne
et confortable.
De Hadamar à Limburg, il n’y a qu’une quinzaine de minutes en
autocar et quand nous apercevons la cathédrale colorée qui
trône au sommet d’une colline verdoyante, ce fut une exclamation
générale. Rendu à Limbourg, Thierry stationne en
bas de la colline et nous devons monter à pied car les rues sont
trop étroites pour le bus. Et quelle ville nous
découvrons, encore une fois nous regrettons de ne pouvoir y
passer quelques jours. Les gens arrivent tôt pour le concert qui
est fort apprécié. Les PCMR donnent un programme
entièrement de musique sacré à la demande de nos
hôtes.
Encore une fois il faut souligner que nous sommes très bien
logés et très bien nourris.
Vendredi 4 juillet
Au matin, rassemblement à 10h pour la visite de la ville de
Limburg et magasinage. Ce n’est pas un décor de
théâtre car tout est authentique et si ancien. Les plus
vieilles maisons remontent à la deuxième moitié du
13e siècle. Elles ont donc plus de 800 ans! Depuis plusieurs
années on travaille à les remettre à leur
état original. Superbe! magnifique! etc.… à voir.
À midi nous quittons en direction de Rudesheim. À 14h
nous prenons le bateau pour notre croisière sur le Rhin
jusqu’à Saint-Goar. Je n’ai jamais vu autant de châteaux en
si peu de temps, au moins une douzaine en deux heures! Je comprends
maintenant pourquoi on dit que la meilleure façon de voir
l’Allemagne est de naviguer sur le Rhin. Les voies ferrés et les
routes longent le Rhin, des villages pittoresques à souhait et
des villes se succèdent, les pentes abruptes sont couvertes de
vignobles.
Les voies ferrées et les routes longent le Rhin; des villages
pittoresques à souhait succèdent aux villes. Nous croisons
aussi de nombreuses péniches. Depuis des siècles, voire
même au moins deux millénaires c’est la grand’route de
l’Europe en plus d’avoir été la frontière
orientale de l’Europe au temps de l’empire romain.
Tout le monde, sans exception, apprécie ces deux heures
‘sur l’eau'. Il n’y a que Thierry qui ne peut en profiter car il
doit suivre en bus jusqu’à Saint-Goar. Il est au rendez-vous et
nous continuons vers Cologne. En route nous avons droit à un
concert impromptu des juniors sous l’habile direction d’un futur grand
chef prénommé Alexandre. Deux heures plus tard nous
arrivons à Cologne mais il faut encore une trentaine de minutes
pour trouver la Maîtrise … pas problème sur les grandes
artères, on suit la circulation, tout de même au ralenti
à l’heure du souper, mais quand on tourne sur les rues
secondaires, non seulement elles sont parfois très
étroites mais il y a vraiment beaucoup trop d’autos
stationnées partout. Thierry a beau faire l’impossible pour se
faufiler, parfois il ne peut plus avancer et il doit faire marche
arrière …. Chaque fois, nous retenons notre souffle pendant cette
manoeuvre périlleuse et nous l’applaudissons bien fort car
chaque fois le résultat semble tenir du miracle.
Le directeur de la Maîtrise de la cathédrale de Cologne et
de nombreuses familles nous attendent devant leur école
très moderne. Une limonade rafraîchit tout le monde
après ce long trajet en bus. La répartition se fait dans
l’auditorium qui contient un bel orgue comme toutes les autres salles de
répétition que nous avons visitées à date.
Soirée en famille pour les garçons, alors faudra demander
à chacun ce qu’il a fait. On sait que les plus grands ont
fêté mais comme ils sont toujours au rendez-vous le
lendemain matin faut croire que c’est ‘raisonnablement’ comme depuis le
début ! Le plus gros reproche qu’on leur a fait c’est d’avancer
d’un pas nonchalant, comme des gars en vacances… nos exhortations ont
plus ou moins d’effet. Ça use la patience des accompagnateurs
mais on y arrive et on arrive.
Nous, les parents, logeons à la Résidence
Saint-Pantaléon, attenante à l’église romane du
même nom et tenue par des religieuses. Vendredi soir, on nous
recommande une micro-brasserie pour souper. C’est terriblement bruyant
au rez-de-chaussée et au deuxième mais la terrasse
extérieure au deuxième est agréable et la brise
fraîche. Nous goûtons à leurs délicieuses
spécialités. Les portions sont très
généreuses. La bière allemande et le vin du Rhin
réjouissent le coeur de plusieurs mais le Château La Pompe
garde toujours sa popularité pour certains.
Samedi 5 juillet
Samedi matin, rendez-vous à 10h sur la place devant la
cathédrale que nous visitons en trois groupes. Nos trois guides
allemandes parlent un excellent français et se méritent
les félicitations de tous. Les plus jeunes ont même
précisé que c’est la visite la plus intéressante
qu’ils ont fait durant la tournée. Lunch vers 13h et
départ pour le Cirque du Soleil à 14h. Claire
Chénard, la mère de Hugo Nantel, est à Cologne par
affaires, elle travaille pour le Cirque du Soleil et elle a
réussi à obtenir des billets pour nous tous. Nous avons
même droit à une visite passionnante des impressionnantes
installations entièrement démontables, des coulisses, etc.
Le directeur de la production répond aux questions des jeunes
qui ne perdent pas un mot de ses explications et vous parleront
certainement avec beaucoup d’enthousiasme de leur visite et du spectacle
qui débuta à 16h.
À 18h30, au pas de course nous reprenons le bus pour nous rendre
à l’église Saint Aposteln via le Burger King. Le concert
est à 20h dans cette très vieille église dont le
nom se traduit par église des Saints Apôtres. Il y a
beaucoup de monde, les chanteurs de la maîtrise de Cologne, nos
familles-hôtes et des touristes. Les gens semblent tous beaucoup
apprécier.
Les chanteurs petits et grands rentrent dans leur famille-hôte et
les parents sont invités à souper au restaurant ‘Le
ménage'. Délicieux repas accompagné d’un vin et
d’un mousseux, le verre de l’amitié.
Dimanche 6 juillet
La journée débute par le rendez-vous à la
cathédrale pour la répétition à 9h avant la
grand-messe de 10h. Nos petits chanteurs sont installés dans un
tribune spéciale dans la nef, à droite. Les petits
chanteurs de Cologne, en aube blanche courte sur soutane noire, sont
installées à la tribune de l’orgue dans le transept
gauche. Ajoutez à cela les grandes orgues suspendues et tout un
décorum et je ne suis pas certaine que vous ayez une impression
juste de la cérémonie. Ici aussi quand le carillon de la
cathédrale sonne et tonne, cela nous soulève
littéralement de terre.
Après la messe, les deux maîtrises sortent dehors pour la
grande photo souvenir sur les bords du Rhin, puis BBQ à la
maîtrise. Des saucisses allemandes bien rôties, salade de
choux et limonade. Les jeunes mangent très rapidement et jouent
au ‘foot’ aussi longtemps que possible: Canada contre Allemagne et le
Canada gagne 5 à 1. Départ pour Namur. À la gare
nous faisons nos adieux à Thierry mais ce n’est qu’un « au
revoir » car nous comptons qu’il sera le chauffeur de la prochaine
tournée européenne et aussi qu’il viendra nous voir au
Canada avec sa famille.
Nous accueillons Sébastien, notre nouveau chauffeur. Il nous
mènera jusqu’à l’aéroport demain matin et
continuera avec les Chantres musiciens qui débutent leur
tournée du 7 au 16 juillet en France et en Allemagne. Pour les
suivre visiter : www.chantresmusiciens.com
L’auberge de jeunesse de Namur plait beaucoup aux PCMR, petits et
grands. On fait, défait et refait les bagages. Après
souper, les plus jeunes jouent dehors dans la cour intérieure de
l’auberge et les grands disparaissent dans la nature … vers le
centre-ville de Namur. Il y a un couvre-feu mais … plus ils sont grands
et moins ils sont sages…. Chapeau aux plus jeunes qui ont fait la
vaisselle après le souper et de nouveau après le
déjeuner.
Lundi 7 juillet 2003
Tout le monde est dans le bus pour le grand départ
à 9h, satisfait d’une tournée remarquable. Si une photo
vaut mille mots, elles vous raconteront cette dernière
randonnée en Belgique.
Comme journaliste d’occasion, je vous remercie d’avoir lu
jusqu’à la fin. Pardonnez les coquilles, elles seront
corrigées pour la version finale. J’ose vous demander une faveur,
veuillez s.v.p. nous faire parvenir vos commentaires et, avec votre
permission, nous en incluerons dans le compte-rendu officiel.
Marie Lussier Timperley, 2003-07-07, 10h.
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